1979, Pink Floyd In the Flesh
Durant toutes les années 70 Pink Floyd s’est révélé comme le chantre du space rock ou rock planant. Face caché de la Lune mais face la plus visible d’un rock progressif* omniprésent dans cette décennie. Les quatre gaillards ont vendu des tonnes de ces formidables albums que sont : Meddle, Dark side of the moon, Wish you were here et Animals. Cependant quelque chose a changé, Waters prend progressivement le pouvoir sur Gilmour et Wright, les chansons se durcissent et la tonalité se fait plus acide. Le bougre est en grande forme contrairement au regretté Rick Wright perdu dans son divorce et la farine d’Amérique du Sud, il sera limogé des sessions de l’album en question.The Wall sort en 1979 et il peut presque être considéré comme la première œuvre solo de Roger Waters, hormis quelques interventions brillantes de Gilmour. La musique est oppressante les textes sombres et autobiographiques. Le magicien Bob Ezrin (Alice Cooper, Lou reed, Kiss) est à la production. La version d’In the Flesh en question est la deuxième présente sur The Wall (sur le cd 2), véritable monument de rock symphonique bizarroïde. Waters interprète un chanteur devenu schizophrène dont le double fasciste a pris le contrôle du concert exhortant une horde de fans décérébrés a accomplir des actes que n’auraient pas reniés les dirigeants du IIIème Reich. Cette vision désabusée du concert rock est apparu à Waters consécutivement à une tournée des stades ou ces manifestations de masses lui sont apparues comme fascistes et impersonnelles. Complètement désabusé, il a lors de cette tournée craché sur un fan particulièrement remuant au stade olympique de Montréal (1977). Cette vision du concert rock est on ne peut plus intéressante, en effet qui n’a jamais été hypnotisé et prêt à manger dans la main d’un artiste comme des milliers de ses congénères.La rock star désabusé passe au miroir grossissant ce type de concert ou il est vrai la connexion entre artiste et public est pour le moins faussé. N’allez pas dire que j’ai comparé un grand concert rock à un rassemblement nazi, c’est le boulot d’un artiste de tout exagérer….
Je mets aussi le lien de la version tiré du film de 1982 plus imagé (bah oui forcément qu’il est con celui-là), mais moins forte du point de vue de la musique.
http://www.youtube.com/watch?v=xk3-4dAlOjs&feature=related
*(clin d’œil à Fréderic Delage)

octobre 24th, 2008 at 11:17
Toujours aussi plaisant de lire ta petite chronique tomy