1978 Neil Young, Like a Hurricane
Après l’énorme succès d’Harvest en 1972 Neil Young a sombré dans la drogue sortant tout de même de superbes disques (On the Beach). Il débute à partir du milieu des années 1970 une carrière plus électrique qui lui vaudra le surnom ridicule de « parrain du grunge ». La musique est désenchantée et l’interprétation il est vrai parfois approximative mais bon ça colle pour Nirvana mais les autres… Ce qui veut dire que le Grunge n’aurait jamais existé ? Une poignée de super groupe aurait elle été mise de manière injustifiée dans le même sac ? Le dénominateur commun du genre était il simplement la chemise de bucheron et le jean troué ? Vaste question sans grand intérêt je le concède.
La musique de Neil Young, elle, touche aux tripes ou pas. On peut être rebuté par de légères faussetés qui n’en sont pas ou l’aspect nasillard de la voix du maestro. Mais la première fois que j’ai vu ces 9 minutes défilés devant moi à la télévision (VH1) j’ai été tout simplement transportés par ce fleuve de mélancolie. Pas un fleuve de larmes mais de calme, de nostalgie. Tout simplement le regard triste et ce léger rictus que l’on a quand on regarde un viel album de familles et que l’on constate que certains manquent aujourd’hui à l’appel.
